Entré au catalogue de la Bibliothèque de la Pléiade en 1951, le roman du forçat évadé fait l’objet d’une toute nouvelle édition critique par les soins d’Henri Scepi avec la collaboration de Dominique Moncond’huy . Nouveau texte (bien que le livre ait été publié du vivant de Hugo, il reste difficile à éditer), nouvel appareil critique (pour tisser des liens avec le reste de l’œuvre, et rendre le lecteur du XXIe siècle sensible à l’image du XIXe qui, du jour de Waterloo, 18 juin 1815, à l’insurrection des 5 et 6 juin 1832, se dégage de la narration). Un appendice offre encore des ébauches, des pages écartées, des projets de préface: c’est l’atelier de l’œuvre. Une Note sur la scène et l’image retrace l’histoire de l’illustration et des adaptations. Elle s’adosse à un dossier iconographique: dessins de Hugo, portraits des protagonistes par Brion, caricatures de presse, éditions illustrées… De quoi méditer encore et toujours le mot de Pierre Michon : « Méfiez-vous des types bien. Fiez-vous aveuglément à tout forçat évadé ».

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