Dans un livre d’entretiens intitulé À l’écoute (Le Castor Astral), le poète Jacques Darras, traducteur de l’anglais (Shakespeare, Whitman, Lowry, Blake, Coleridge, etc.), confie à son ami new-yorkais Richard Sieburth, traducteur du français (Labbé, Scève, Baudelaire, Guillevic, etc.) comment il s’est formé et transformé au contact des poésies britannique et américaine ; le dialogue vient mettre en lumière la puissance poétique propre de la langue anglaise . Paraît dans le même temps chez le même éditeur le troisième volume du cycle de La Maye sous le titre L’embouchure de la Maye dans les vagues de la mer du Nord : la fréquentation du Théâtre du Globe, cher à Shakespeare, tout comme plusieurs voyages effectués dans le Yorkshire ou aux Hébrides, ces îles écossaises du grand large, inspirent ces textes de méditation et de respiration maritime. Comment lire Shakespeare aujourd’hui? Confrontant deux versions des Sonnets , traduites par lui à des époques di érentes, Jacques Darras invite simultanément les sorcières célèbres de Macbeth, Lear, Hamlet, Shylock etc. à se réincarner dans le monde contemporain.